jeudi 20 mars 2008

Projet Galaxia Pérou/Proyecto Galaxia Peru

La laine d'alpaga est l'une des plus grandes richesses du Pérou et permet à ses habitants depuis plus de 3000 ans déjà de se protéger du froid et d'échanger avec les pays frontaliers des produits de première nécessité. La laine d'alpaga ne se trouve qu'au Pérou et en Bolivie et est considérée comme la laine la plus fine du monde. Les deux pays ont signé des traités internationaux pour assurer leur monopole prônant l'héritage nationale et inimitable. Ce sont en majorité des femmes de l'Altiplano et leurs enfants qui gardent les troupeaux durant la journée, en travaillant la laine d'alpaga. Pour la majorité des producteurs appelés "alpagueros", les bénéfices ne sont pas énormes car peu d'entre-eux réussissent à vendre à un prix tenant compte de la qualité de cette laine et du travail accomplis.
Cette laine précieuse doit être protégée et valorisée afin de donner à ceux qui la produisent et la travaillent les moyens de vivre dignement.
Afin de valoriser le travail en alpaga et le savoir-faire de cette coopérative, nous travaillons sur la recherche de nouveaux débouchés sur les marchés français et européens du commerce équitable. Un des objectifs principaux du projet est de soutenir la coopérative Galaxia au renforcement se son organisation afin de lui permettre d’accéder à de nouveaux marchés en France et en Europe. Le marché du commerce équitable doit s’ouvrir à de nouvelles demandes de coopératives du Sud qui cherchent à faire connaître leur volonté de valoriser leur production artisanale.
Le processus actuel dans la sélection des produits vendus à la centrale d’achat Solidar’Monde ne permet pas de générer une demande suffisante pour Galaxia. L’objectif est donc de trouver d’autres centrales d’achats désireuses de s’intéresser à des produits innovants, alliant qualité, éthique et tradition.
Quant aux objectifs spécifiques du projet, il s’agit de s’assurer de la réactivité commerciale de la coopérative et de ses membres, de calculer les coûts de production (coût horaire moyen de travail, coût d’exportation, etc). Il faut aussi continuer à donner des conseils de mode alliant culture et modernité, ainsi qu’informer la coopérative sur le circuit du Commerce Equitable
en France.Enfin, il faut analyser les termes du contrat de coopération, incluant l’exportation avec Intercraft entre la CIAP–Lima et Galaxia, l’objectif étant de savoir s’il est possible de passer par Intercraft comme prestataire de service d’exportation pour envoyer l’artisanat à des centrales d’achats en France.
Si l'on se penche ensuite sur l'impact du projet il nous faut parler du renforcement de la structure Galaxia et de l'élaboration d'un véritable plan de développement à long terme. Une fois les capacités de pré-financement trouvées, il faut savoir comment réinvestir l'argent généré par la vente des produits, c'est à dire réfléchir à la répartition des fruits du bénéfice entre tous les acteurs: rémunération juste des producteurs, formation, achat de matériels, projet social, etc.
L'impact du projet va de paire avec des objectifs à plus long terme en France d'une part, au Pérou d'autre part. En France, il s'agira de faire participer les artisans de Galaxia aux actions en France, de faire venir leur présidente à Lyon pour participer à une manisfestation du Commerce Equitable ainsi que pour voir comment tout cela fonctionne, mais aussi d'envoyer des stagiaires intéressés pour travailler dans la coopérative pour permettre une continuité dans le projet.
Au Pérou, il s'agira par exemple d'amener les différents membres de la coopérative à plus d'autonomie dans leurs choix de travail et de vie mais aussi de valoriser le patrimoine culturel de cette région, par le soutien à la création d'un musée du textile andin à Puno.
Les membres du projet en France: Justine LAMBERT et Anne-Claire SELOSSE.
-Justine: "Etudiante en quatrième année à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon, je suis partie en stage travailler dans une association péruvienne, la CIAP, qui travaille avec des coopératives d'artisans de tout le Pérou. J'ai travaillé quatre mois dans la boutique de commerce équitable de la CIAP à Puno qui est située dans la Casa del Corregidor. Cette maison d'économie sociale et solidaire regroupe une boutique d'artisanat équitable, des agences de voyages et une caféteria où est vendu du café équitable. Ce projet montre aux populations locales et aux touristes que le commerce équitable permet un développement local des coopératives d'artisans, une valorisation de la culture andine et renforce les liens économiques et culturels existant dans cette région de Puno. Lors de mon stage que j'ai effectuée au sein la Casa del Corregidor de Puno, j'ai travaillé à la valorisation du travail des artisans en organisant un hommage au jour de l'artisan où était montré le processus de production artisanale de l'alpaga. Par ailleurs j'ai organisé avec la responsable de la boutique Veronica Mamani et les artisans des coopératives de la CIAP-Puno, la première Quinzaine du Commerce Equitable et de l'Artisanat."
-Anne-Claire: "Etudiante en Master 1 Relations Interculturelles et Coopération Internationale, je souhaite partir en stage au sein de cette coopérative afin de découvrir le commerce équitable ainsi que de permettre l'avancement de ce projet. Le stage que je dois effectuer doit être de deux mois minimum et j'espère avoir la possibilité de faire un maximum de choses pour ce projet durant cette période. Mon souhait est également de consolider les liens existant entre les spécificités culturelles de l'Altiplano et la valorisation de leur artisanat."
Justine a eu l'occasion d'organiser, durant son stage au sein de La casa del Corregidor de Puno avec les groupes d'artisans de la CIAP en 2007, une journée découverte sur le processus de production et de transformation de l'alpaga. Voici quelques photos de cette journée riche en découverte, organisée en hommage au jour de l'Artisan à Puno le 23 mars 2007:









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